Ferrari : et si l’on en devenait actionnaire ?

    Ferrari

    Ferrari, la marque italienne est cotée en bourse depuis 2014. On peut éprouver une certaine fierté en possédant quelques actions de la marque. Retour sur une fracassante entrée en bourse du cheval cabré.

    Ferrari se sacrifie pour son groupe :

    Marque phare du groupe Fiat-Chrysler, Ferrari a été plutôt contrainte d’intégrer le marché public. En effet, cette entrée à la bourse de Wall Street fait partie d’un plan de restructuration du groupe FCA. Ce dernier avait lancé un programme de sauvetage sur 5 ans pour renflouer les caisses. Parmi les nombreuses marques appartenant au groupe, Ferrari est à peu près la seule à être financièrement profitable. Ainsi, la marque rouge vole en quelque sorte au secours de ses sœurs Lancia, Jeep, Alfa Romeo et Dodge. Le détenteur de ces marques accumule des dettes s’élevant jusqu’à plus de 7 milliards d’euros. La restructuration demande par contre un investissement de 48 milliards d’euros. Pour faire appel aux petits et grands investisseurs, il n’y a rien de mieux qu’une entrée en bourse à Wall Street. À New York, la mise à disposition sur le marché de quelques 17,2 millions de titres a tout de suite donné l’effet d’une lâchée de NOS dans le moteur du groupe FCA.

    Une décision qui plairait au défunt Enzo Ferrari

    Le fondateur de la marque Enzo Ferrari, paix à son âme devrait se réjouir de cette décision. Non seulement sa création vient au secours d’autres marques, mais son avenir financier gagne en visibilité. Les marques de prestiges ont en effet du souci à se faire pour leurs survies économiques lorsqu’elles ne disposent pas d’autres ressources. À l’instar de Lamborghini, les supers cars dépendent de la vente des voitures de grandes séries de leurs groupes. Pour Ferrari, ce sera plutôt l’inverse, la notoriété et les commandes de la marque sauveront le reste. Si le groupe coule, la marque changera à nouveau de main en risquant le pire. Lors du lancement officiel, Sergio Marchionne, l’héritier de l’entreprise familiale a fait le déplacement jusqu’à New York. Plusieurs bolides ont été mobilisés pour l’occasion. L’action était de 52 dollars. Depuis, les valeurs ont grimpé à 57 Us$. L’ambition de départ du fondateur de la marque était d’en créer une qui soit indépendante et inaccessible. Ce vœu sera exaucé puisque seulement 10 % des actions de la marque sont côté en bourse. 50 % des droits de vote restent à la famille Ferrari.

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