Véhicules autonomes : Google porte plainte contre Uber pour vol de technologies

    Google accuse Uber de vol de technologies

    La multinationale américaine attaque Uber ainsi que sa société de camions autonomes; Google l’accuse d’avoir engrangé plus d’un demi-milliard de dollars derrière son dos.

    De simples concurrents, Google et Uber sont devenus les meilleurs ennemis du monde, à l’instar de Apple et de Samsung; Tout laisse penser à cet évidence car Waymo (ex Google car) vient de déposer une plainte auprès du tribunal de San Francisco aux Etats-Unis.

    Cette fameuse plainte comprend pas moins de 28 pages; Elle dénonce Uber ainsi que sa filiale de camions autonomes dénommée « Otto » qui a subtilisé la propriété intellectuelle de Waymo, dans le but de minimiser les dépenses en recherches et en développement. Selon les dires de Google, ce vol de technologie a rapporté plus d’un demi-milliard de dollars à l’entreprise Otto; Uber a pu ainsi sauver un programme « bloqué », à l’insus de Waymo;

    Devant les faits, Waymo intente un procès à Otto et Uber pour vol de secret industriel et de violation de brevet; Le procès devrait avoir lieu devant un jury et ce, afin d’interdire l’utilisation des technologies. Le plaignant réclame également des dédommagements dont le montant n’est pas précisé.

    Les croquis des circuits imprimés

    Via sa plateforme en ligne, Waymo détaille dans un long communiqué qu’il a découvert la supercherie après avoir été mis en copie de manière accidentelle parmi les destinataires d’un email envoyé par un sous-traitant; Selon la plainte, le mail contenait des schémas des circuits imprimés identiques aux modèles hautement confidentiels développés par Waymo.

    Ce litige est surtout axé sur les capteurs lasers dénommés « Lidar »; Ces dispositifs sont essentiels pour permettre à un véhicule de visionner les voitures, les piétons et les obstacles alentours; Selon Waymo, il a investi plusieurs millions de dollars et de nombreuses heures d’ingénierie pour mettre en place cette technologie.

    Près de 14 000 documents confidentiels téléchargés à son insu

    Anthony Levandowski a supervisé les travaux d’Uber pour le projet de véhicules sans chauffeurs; Il a ainsi travaillé sur ce concept jusqu’au début de l’année 2016. Ensuite, cet ingénieur a lancé une startup dénommée Otto, qui développe des logiciels de conduite autonomes; Ces différentes technologies sont prévues pour équiper les camions. Otto fut ensuite racheté par Uber.

    Parmi les pionniers en matière de voitures autonomes, on peut y citer Anthony Levandowski. Cet ingénieur a, en effet, créé une moto autonome en 2004 afin de participer à une course de véhicules autonomes organisée par la Darpa; Cette dernière n’est autre qu’une agence de recherche du Pentagone. En 2008, il a travaillé sur le projet Google Street Views; A cette même période, il avait rendu autonome une Toyota Prius et ce, un an avant que Google lance de manière officielle son projet de véhicule autonome.

    Selon les preuves trouvées par Waymo, Anthony Levandowski a téléchargé illégalement quelques 14 000 documents confidentiels, soit six semaines avant son départ de la société; Pour se faire, il s’est servi d’un disque dur externe qu’il a ensuite utilisé durant sa prise de fonction chez Uber; Toujours selon les dires de Waymo, Anthony Levandowski a prévu d’effacer les téléchargements avec un nouveau système d’exploitation;

    Plusieurs salariés de Waymo et qui travaillent actuellement pour Uber et Otto ont également fait la même chose.

    Une mauvaise publicité pour Uber

    Cette plainte tombe mal pour Uber dont était déjà ternie par la campagne « #deleteUber » qui encourage les américains à désinstaller l’application de leurs téléphones.

    Cette campagne vise à boycotter Uber a démarré du Twitter fin janvier, durant les manifestations contre le décret anti-immigration de Donald Trump; En effet, Uber a maladroitement proposé des tarifs très bas durant la grève des taxis à l’aéroport de New York; L’image de la société est de nouveau mise à mal avec les accusations de sexisme.

     

     

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