La voiture autonome : pourquoi les Français se méfient-ils ?

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    Un problème de génération ?

    La voiture autonome sans chauffeur se veut une révolution dans le secteur automobile, toutefois, ce véhicule est loin de convaincre et suscite même une certaine méfiance auprès des Français, c’est le constat d’une étude de Dekra Automotive.

    Au mois de décembre 2016, Forbes intitulait l’un de ces articles comme suit : « Faut-il vraiment rêver des voitures autonomes ? » cet article était axé sur un tableau général portant sur la voiture autonome : historique, avantages, risques, surcoûts, selon les prévisions, ce véhicule sans chauffeur est prévu pour 2020 et elle constituera 15% du parc automobile pour 2030, d’après les informations relatées par le cabinet d’études McKinsey, malgré ces prévisions plutôt optimistes, le public est-il prêt à adopter la voiture autonome ? C’est la question que Dekra Automotive (centres techniques) a posé aux Français. Cette étude a été réalisée en partenariat avec le cabinet Opinion Way.

    Selon les informations collectées, 80% des Français ont ouïe de la voiture autonome contre 43% qui ne savent pas en quoi ça consiste ,toutefois, la grande majorité n’est pas prête à sauter le pas car 58% d’entre eux ne sont « pas encore prêts à tenter l’expérience », on y dénombre près de 65% de femmes et un grand nombre de seniors âgés de 50 à 64 ans qui sont réfractaires, ces catégories de personnes se méfient du véhicule sans chauffeur.

    Cette méfiance est prise au sérieux par les constructeurs automobiles, dans ce sens Peter Schwarzenbaueur un membre du conseil d’administration de BMW s’est exprimé à ce sujet auprès du site Dezeen , selon lui « Les barrières psychologiques sont probablement plus importantes que les barrières juridiques », il ajoute également que « les voitures autonomes sans chauffeur devront établir une relation avec leurs occupants pour les rassurer ».

    Pour le moment, le constructeur automobile d’origine allemande collabore avec des psychologues pour mieux déterminer la meilleure approche pour que le public puisse se sentir en sécurité.

    Pratique contre fiabilité

    Selon des sondages réalisés au Canada, 55% des personnes questionnées sont favorables à l’utilisation de la voiture autonome (étude de l’association canadienne d’automobiliste), néanmoins, 68% des sondés pensent que cette innovation sera une contrainte en termes d’entretien et de contrôle, 3% des personnes interrogées pensent de ce genre de véhicule ne sera pas difficile à entretenir.

    Et si cette voiture autonome n’était qu’un problème de génération ?

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