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    Les voitures volantes : le prochain objectif de la Silicone Valley

    Pour améliorer la circulation, il existe des solutions efficaces comme les transports urbains. De plus, les projets de constructions de voitures volantes sont très en vogue, de quoi éveiller l’intérêt des passionnés de science-fiction. Petit tour d’horizon avec Georges Nahon, Président d’Orange Silicon Valley à San Francisco.

    Qui n’a pas vu le film « Le 5ème élément » de Luc Besson ? Ce film futuriste qui est sorti il y a vingt ans a marqué les esprits avec ses voitures volantes. Depuis, le public reste dans l’attente de ces véhicules révolutionnaires. D’ailleurs, ces moyens de locomotions volants ont été vus dans le long métrage « Retour vers le futur » ainsi que dans la série d’animation « Les Jetson’s ». Le public a également apprécié la fameuse DS volante dans « Fantômas se déchaîne ». Force est de constater que l’idée de véhicules hybride auto/avion commençait à poindre en 1927 avec le Curtis Autoplane conçu par Glenn Curtiss. Dans le même élan, Jess Dixon crée l’Autocoptère en 1933.

    Avec l’ampleur que prennent les nouvelles technologies comme les voitures autonomes et électriques, les drones et l’intelligence artificielle, les ingénieurs de la Silicone Vallée mettent au point la voiture volante. D’ailleurs, de grands investissements sont prévus pour finaliser leur conception.

    Voiture volante : remise à l’ordre du jour

    Avec la croissance urbaine, il est nécessaire d’améliorer la circulation avec la mise en place de transports urbains révolutionnaires. Sur un autre plan, les milliardaires projettent de conquérir l’espace avec des objets volants plus ou moins originaux. Bref, la science-fiction est en passe de devenir une réalité.

    Les grandes entreprises et les start-ups en action

    Les grands constructeurs tels que Toyota et Airbus révolutionnent le secteur automobile avec les projets Skry Drive et Vahana. Ces innovations sont prévues à court termes, soit d’ici 2020. Près d’une douzaine de start-ups à travers le monde investissent dans la conception de voitures volantes. La plupart d’entre elles sont basée aux USA. Par ailleurs, les drones fabriqués en Europe et en Chine rencontrent également un franc succès. De même, l’entreprise technologique d’Etat Russe AvtVAZ projette de lancer sa voiture volante qui est dénommée Rostec.

    Airbus n’est pas en reste avec la capsule Pop Up qui se transforme en voiture électrique mas également en super drone. Dans le même registre figure Toyota qui compte sur les jeux olympiques de Tokyo en 2020 pour présenter sa voiture volante au grand public. Il parait même que le conducteur allumera la torche olympique.

    Quant à Uber, l’entreprise a présenté son projet de voitures volantes qui sera réalisé en partenariat avec Dubaï et le Texas. Ce moyen de transport est prévu d’ici à 2020. Mieux encore, le premier service de drones-taxis sera présente durant la prochaine exposition universelle de Dubaï qui se tiendra en juillet. Cet évènement verra également la participation de la start-up chinoise EHang qui est spécialisée dans les drones.

    Hormis les grandes compagnies, les start-ups continuent de lever des fonds auprès des investisseurs privés et des grands de ce monde. C’est le cas notamment de Larry Page (co-fondateur de Google) qui a fourni un soutien financier à la start-up californienne Kitty Hawk. Cette dernière est sur son projet Flyer qui tient plus d’une moto que d’une voiture volante.

    Minimiser la pollution et les nuisances sonores dans les grandes villes

    Les voiture volantes et autonomes pourraient bientôt voir le jour et contribuer à améliorer la qualité de l’air. En effet, le temps de transit est réduit afin de faciliter le quotidien dans les grandes villes. Les voitures volantes sont attendues pour réaliser les trajets inter-villes car le nombre de passagers est encore assez réduit.

    Pour rappel, on dénombre 28 villes ou mega-cities qui comptent plus de 10 millions d’habitants. Selon les prévisions de l’ONU, elles seront au nombre de 41 d’ici l’année 2030. La majorité de ces grandes métropoles se trouvent dans les pays en développement où les architectures normalisées viennent à manquer. Du coup, les trajets sont de plus en plus long et plus pénibles. Ajoutez-y le stress, la pression et la nuisance sonore.

    Dans ces villes, les voitures volantes peuvent apporter un grand soutient aux habitants car elles emprunteraient des voies aériennes.

    Les Start-ups et les grandes entreprises sont déjà à pied d’œuvre afin de créer des prototypes de la voiture volante du futur. Ce véhicule se doit d’être polyvalent afin de rouler aussi bien sur la route que dans les airs. A l’instar des hélicoptères, la technologie d’aéronef axé sur le décollage et l’atterrissage verticaux sera utilisée. La voiture volante sera entièrement électrique, donc moins polluante. Ce nouveau moyen de transport sera également moins bruyant et autonome. Du coup, il sera à la disposition du grand public.

    Nous sommes en passe de voir la rénovation d’un écosystème grâce aux constructeur high tech et aux génies de l’industrie. Ils auront comme objectif de concevoir le véhicule dans son ensemble : châssis, design, sièges, écrans… D’ailleurs, un groupe de start-ups réalise des éléments secondaires.

    Ce genre de projet a obtenu le soutien, aussi bien des investisseurs privés que des grands dirigeants politique.

    Les défis à relever

    Dans tous les cas, les défis sont encore nombreux, notamment en matière de législation. Il va sans dire que les voitures autonomes doivent être certifiés par les autorités aériennes aux Etats-Unis et en Europe. Ajoutez-y les enjeux en matière de technologie d’où l’utilité des batteries performantes, des matériaux légers et robustes. Il faudra également gérer le trafic aérien et revoir la sécurité en générale. Comptez également sur les coûts à prévoir, sur l’organisation urbaine, sur l’accessibilité au public.

    Sur un autre plan, les personnalités de la Silicon Valley tentent de trouver des solutions pour faciliter le trafic urbain et interurbain. Mieux encore, ils projettent de réduire voire d’éliminer les embouteillages, les nuisances et la pollution. Néanmoins, il va falloir des solutions de grandes envergures pour venir à bout de la circulation californienne.

    Selon un ingénieur du MIT : « La Silicon Valley est pleine de gens très intelligents mais ils ne comprennent pas toujours les lois de la physique car la gravité est un adversaire redoutable ».