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    En route pour les vacances: une sieste est beaucoup mieux qu’une pause en auto

    En route pour les vacances

    Il a été scientifiquement prouvé que faire une petite sieste d’une quinzaine de minutes est le meilleur moyen pour éviter la somnolence au volant.

    Selon la statistique, la majorité des accidents mortels sur l’autoroute lors de la saison des vacances sont causés par la somnolence. Un conducteur qui se réveille tôt le matin et qui effectue plus d’une journée de voyage ne peut généralement pas en échapper. Faire une pause de temps en temps est un bon reflexe, mais faire une petite sieste à mi-journée est encore mieux et est fortement recommandée.

    Afin de prouver l’efficacité de la sieste, la Fondation Vinci Autoroutes a effectué plusieurs tests sur des sujets. Ceux-ci devront conduire sur une simulation d’autoroute afin de mesurer en temps réel les formes de fatigue, d’anxiété et surtout de somnolence grâce à des électrodes. Le trajet est monotone, c’est-à-dire qu’aucun trafic ni autres règles particulières sont imposées. Le test montre déjà que deux heures de route peuvent augmenter le taux de risque de somnolence, même pour un conducteur qui a bien dormi. Après le repas à la mi-journée, les conducteurs se sont divisés en trois groupes pour tester 3 situations différentes : le premier a fait une pause simple, le deuxième groupe a fait une sieste sur le siège de la voiture et le troisième s’est allongé durant une trentaine de minutes dans un lit.

    Le résultat a permis aux experts de déduire que, quel que soit le genre de pause, le risque de somnolence, de fatigue et d’anxiété diminue de 25% par rapport à la première situation. Quant aux groupes qui n’ont pas pris une pause, les signes de fatigue augmentent beaucoup plus vite après quelques minutes de route seulement. Par contre, la fatigue et la somnolence ralentissent pour ceux qui ont fait une sieste, même après deux heures de route après le repas.

    Il faut savoir que chaque être humain est guidé par une sorte d’horloge centrale, pilotant une phase d’hypovigilance (c’est un état où on n’est pas en veille, mais on ne dort pas profondément non plus). Durant cette phase, les facultés d’analyse et d’observation sont réduites. Survenant généralement au début d’après-midi, elle est automatique, même si elle est accentuée par des privations de sommeil préalable, selon encore les spécialistes de la Fondation Vinci Autoroutes.

    On peut ainsi en conclure qu’une pause toutes les deux heures sauvera bien des vies chaque année et que le sommeil est la clé. Tout le monde n’aura pas le luxe de dormir 30 minutes sur un lit, même si c’est la plus rassurante, mais incliner le siège de la voiture suffira.

    Le baromètre 2020 de la fondation Vinci Autoroutes indique que plus de 60% des Français confient avoir fait une sieste au cours d’un long trajet.

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